Billet polémique pour le retour de The Stringler... Merci à ceux qui malgré l'année d'absence n'ont pas supprimé de leur environnement Vox! Go.
Réactions vues, lues, entendues, dans l'ordre logique:
1) elle est folle, c'est quoi cette grosse débile qui ne respecte rien, ni elle ni autrui?
2) elle est folle, tout le monde va la reconnaître
3) d'ailleurs j'aimerais bien la connaître (commentaire masculin)
Une variante mineure proposera en 1) oh bah elle fait ce qu'elle veut la petite, il y'a bien des connards, pourquoi n'y aurait-il pas des connasses?
Bah oui dans la vie, y'a défonceurs et embrochées, il faut bien que tout le monde soit d'accord pour que cela arrive, non? (exclus du débat les rapports psychologiquement forcés pour les filles plus faibles)
Mon amie Peggy vous le dira ici ou là: on dirait que les tabous ne sont pas encore tous tombés, niveau sexualité.
Ce qui amène en fait à mon propre commentaire. Pourquoi un tel buzz, si ce n'est pour les mots prononcés, qui sont certes plutôt crus, même si la viande embrochée finit bien un jour par cuire... D'ailleurs l'écho plutôt cyniquement positif retrouvé par rapport à cette intervention bien blonde, il faut le souligner, chez les mecs - enfin du moins les plus assumés dans la crevarditude - montre bien qu'il n'y a là que révélation au public d'une corrélation de désirs ou au moins d'usages entre une nénette et des nénets. Ce n'est pas la révolution.
Des types cherchent juste à coucher avec ce qui passe, des meufs le font aussi, et c'est très bien comme ça.
D'ailleurs je fais peut être erreur. Comment présager en tant que spectateur des motivations réelles de la demoiselle? Faiblesse psychologique transformée en revendication? Véritable soif de débauche sans lendemains ni plaisir? Qui sait... En tout cas on ne parle ici que d'un malheur comme un autre.
Chacun son choix comportemental, ses référents culturels, et son plan d'action, pourvu qu'on passe à la télé! :p
Même phrase remise au goût du jour:
Chacun son choix comportemental, ses référents culturels, et son plan d'action, pourvu que ce soit bloggable! :p
NB: il n'y a qu'Arte pour nous faire des reportages cultes comme celui ci.
Plus d'1 an...
Je pense quand même reprendre cet endroit déserté... Cela me démange.
MH
6 mois...
MH
OUF ça faisait longtemps.
Depuis le débarquement dans ma vie d'une irrésisitible princesse, je ne trouvais plus de mots.
MH est devenu muet, parce qu'il était bouche bée, d'amouuuuuuur?
Je le suis toujours. Voilà, on court, on virevolte, on tournicote, on valse, on tripe, on trance, et puis un jour, paf. Non pas paf le chien. Juste paf la meuf.
Bon bien sûr la nuit où quand les colocs ne sont pas là, avec la princesse, on ne fait plus vraiment l'ourson... M'enfin je m'égare...
Tout ça pour dire que oui c'est très bon, que oui c'est très bien, que non la vie de stringler ne manque pas.
Quoique.
Les gambettes qui arpentent le Boulevard Saint Germain, la paire de jolis yeux bleus qui te zyeutent avec délice au coin détour d'un immeuble, bien sûr que ça émeut toujours.
Mais celle là qui se fait belle tous les matins devant ta glace, et qui te zyeute à chaque instant les doigts serrés dans les tiens, ce n'est plus de l'émotion, c'est de l'ordre du choc permanent.
Goouuuuooooodiiiidiouuuuuuu je vire chamallow.
++
Coralie vient de me refaire le coup de l'annonce. Il y a deux mois c'était. Ca y est! Je me marie! Et puis là, coup de théâtre, ou presque. N'ayant pas trouvé de boulot pour rejoindre son futur à Rome - ce qui repousse leur projet de mariage à bien plus tard que prévu - elle vient de décider de partir. Loin.
- Je pars à Hong Kong.
- Gnii...?!
- Ben oui, puisque je ne me marie plus...
- ....'
- ... enfin plus.. en septembre! Hihi. <sourit, puis rougit>
Garce.
MH
(sinon, Madame va bien, merci.)
Les titres auxquels j'avais aussi pensé: "Hat-trick" (version gros lard), "Coffee shops & Metropolitans" (version rock and roll), "Jamais 203" (version cinéma), "Ouhlala" (version presse people).
Trois jours, trois nuits, trois possibilités.
Quatre heures de sommeil. Tu te réveilles à LAX. Tu te réveilles à Washington Dulles.
Tu te réveilles à Heathrow. Je me réveille près de Cergy.
First in: Tu as tes habitudes au coffee shop devant la gare. Tous les quelques soirs, tu y attrappes un mocha moyen, à siroter dans le train. Et puis un soir, Elle#1 te remarque, et te le fait remarquer. D'une oreille distraite tu acquiesces vaguement. Un autre soir, Elle te reconnaît vraiment, et te voilà avec la serveuse la plus sympa de tout Paris (ceci dit ce n'est pas très difficile). Et puis un autre soir encore, un vendredi par exemple, Elle te relance.
Alors, cette fois-ci, au moins par politesse, tu attrappes la perche. Un prénom, une heure de fin de service plus tard, en poche, tu décides de revenir. Pour voir.
Timides mais touchant instants, autour de l'énième mocha, qui te fait trembler du genou. Elle te dit: on se voit la semaine prochaine...
Second in: Tu sors de soirée. Le jeudi précédent, par exemple. Tu étais chez Elle#0, celle là que tu adores, mais qui se marie. Minuit et demi, tu n'as aucun mal à assimiler le champagne, le martini, et le ptit punch. Et ça se sent. Enfin non, tu ne te sens plus. Et là, dans le RER, Elle#2 débarque. Elle t'a vu, et veut que tu le voies. Tu l'as vue. Elle ne monte pas. Trop tard, tu es monté, le train part. Alors tu redescends, parce que tu sais qu'elle sera forcément dans le prochain. Elle y est. Tu montes dans le train, comme le speed monte dans ton cerveau. Alors tu le fais, tu gribouilles les 10 chiffres magiques sur un coin d'enveloppe, et lorsque tu descends, tu lui glisses entre les genoux, sur son bouquin. C'est tout ce qu'elle attendait. C'est certain, puisqu'elle l'a utilisé.
Third in: Le samedi suivant. Tu es déjà lessivé. A cause du jeudi. Et du vendredi. Tu te dis que tu devrais peut-être te reposer. Mais non, tu y vas. Tu traînes des pieds. Tu rigoles pour un rien. Tu crois avoir vu ces enfants qui ne peuvent pas supporter la lumière du jour. Tu crois avoir vu cet enfant avec un bonnet anti-envahisseur en aluminium. Et puis on t'emmène, dans cette soirée sur-bondée. Lorsqu'Elle#3 s'assied là, à côté de toi qui zonait déjà hors du trip.
Pour une raison inconnue, tu lui taxes une clope. Par une Raison improbable, vous passez l'heure, les heures à parler. D'une manière encore plus improbable, vous voilà allongés côte à côte, morts de rire avec les autres. Vous voilà, ensemble, comme un petit miracle, dont on n'osait même plus concevoir la simple possibilité.
Un ange passe. Elle te dit: on se voit demain?
Things happen.
MH
Pour une fois que je fais une soirée avec MH, ça faisait longtemps...(enfin, trois semaines, à tout pèter?)
Il est donc normal que je livre ma version des faits. Alors effectivement, sauterie d'anniversaire qui fut été sympatoche si nous n'avions pas été retranchés dans 8m² (là encore, à tout pèter). Oui, je suis exigeant et odieux, mais c'est divin alors que voulez-vous.
De même est-il vrai que les inconnus vagues nous entouraient. Si le côté lyrique d'MH tend à faire croire qu'il s'agissait d'artistes méconnus trop réservés et stressés, la réalité est tout autre. S'il y a un côté "artiste" à des minets en costard à l'air faussement décontracté, alors je veux bien me faire moine. Leur style saut du lit destiné à masquer leurs penchants bourgeois, de même que leur vocabulaire de business man imberbe les trahissent bien vite.
Alors oui les inconnuEs étaient plus désirables, mais c'était bien sûr oublier leur penchant - respectable ceci dit - pour les institutions du mariage. Coralie apparemment promise à un vague vendeur d'haricots verts, on aurait pu croire qu'elle présentait ses amies, dont Clara, pour leur faire "connaître du monde" comme on dit dans ce milieu. Que nenni. Voilà t'y pas que les donzelles se ruent au cou de leur imberbe attitré à la moindre occase. Sans compter que dès qu'on parle de mariage, elles s'évertuent à souligner envoyer des messages subliminaux à leur cher et tendre. Ca fait froid dans le dos.
Je ne saurais mentir en disant que Clara m'a bien plu. Effectivement, elle rappelait une vieille connaissance à MH et moi, mais à qui il manquait quelques centimètres et quelques kilos à l'époque. Le tir était corrigé. Charmante et un peu apprêtée, elle dénotait parfaitement avec les autres : pas accompagnée, de la même origine que moi, avec presque les mêmes projets. Mais il a suffi d'un "de toutes façons on est toutes promises au mariage" pour tout briser, et surtout, pour me donner l'envie de tailler la route vite fait. Ces filles alors. Tu leur montres une robe blanche et elles deviennent dingues.
Mais je ne saurais finir ce post sans évoquer MH, car il a déjà posté une bribe de mon opinion sur sa relation avec Coralie. Pour résumer, le jeune homme a un boulevard. Pas une ouverture, un boulevard. Je ne me souviens pas avoir vu Coralie proche de son copain de toute la soirée, alors qu'elle a passé son temps à lancer des regards plus que complices à MH. Mais si ça lui plaît de rester l'éventuel, alors soit. Quant à son flirt virtuel dans le RER, ça lui ressemble bien et je parierais quelques billets que la fille en question va le rappeler. Il se débrouille toujours pour trouver des inconnues qui croient que le hasard fait bien les choses, alors pourquoi pas là.
Dommage que ce qui compte, comme en tout, ce soit la bottom line. Et ce soir, pour MH, elle faisait grise mine.
Même si ça n'engage que moi.
Tawny

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